Patrick Bellouard, « l’implication européenne doit être plus forte »

Article paru dans La Croix, le 27 novembre 2019

Le contexte a changé, au Mali. L’intervention française était efficace au lancement de l’opération Serval, au moment où les groupes terroristes agissaient de manière regroupée, comme une force armée classique. Mais à présent, nous avons affaire à un terrorisme qui se noie dans la population, et qui lance des attaques sporadiques. Quand une menace devient diffuse, il faut une présence humaine plus importante. Le Sahel dans toute sa longueur, représente la même distance qu’entre Brest et Saint-Pétersbourg. Les 4 500 Français qui y sont présents ne suffisent manifestement pas, il faudrait sans doute tripler ce volume pour sécuriser la zone. La France reste un peu seule au Mali, même si effectivement, il y a un soutien logistique qu’on ne peut pas nier. Il existe certes un investissement permanent des Européens. L’Estonie, la République tchèque et la Belgique, qui ont confirmé leur participation à la force « Takuba » voulue par la France au Mali, au Burkina Faso et au Niger, en est le dernier exemple. La ministre française des Armées, Florence Parly avait émis le souhait de lancer, dès 2020, cette unité de forces spéciales européenne « pour transmettre leur savoir-faire d’exception aux militaires maliens ».

Article Patrick Bellouard le 27.11.2019 La Croix

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